Semaine d'effervescence pour les workshops !
La semaine du 24 au 28 mars 2025, une dizaine de workshops est proposée aux élèves des années 1, 2 et 3. Très attendus, les workshops sont l'occasion d'explorer de nouvelles techniques, d'approfondir sa pratique grâce à un nouveau regard, celui de professionnel·les du milieu artistique. Découvrez l'offre pensée par les professeur·es et les artistes invité·es cette année.
Paper pulp 2D
La fabrique à papier
// Pensé et organisé par Sandrine Pincemaille et Virginie Pouliquen
Les participant·es déploient un atelier amovible de fabrication de papier (tests, améliorations, efficience et réinstallation au besoin). En valorisant une matière première disponible en quantité à l’école : les chutes de papiers et la cellulose, ils et elles questionnent et expérimentent la matière pâte à papier et la forme « feuille ».
Tout en vous appropriant les enjeux et les compétences liés à ce savoir-faire, vous développerez votre méthode, un processus de fabrication et ses outils. Il sera envisagé une réutilisation de ces productions à l’issue du workshop : installation, performance, impression, dessin, etc.
Cells
De la cellulose à la cellule habitée
// Pensé et organisé par Pablo Bras et Axelle Grégoire
Travailler à l’échelle 1 à partir d’un matériau imposé pour concevoir un espace depuis une série d’objets-inducteurs : une poignée, une lampe, un tube en aluminium, un bol, une prise électrique, un interrupteur, etc.
Le panneau de laine de bois devient la grammaire de base pour cet espace à construire. Plier, découper, soulever, stratifier, compresser sont parmi les gestes possibles pour fabriquer et occuper cet espace.
Objectifs
Culture matérielle :
- Sensibiliser à la formation de la cellulose, polymère naturel le plus abondant de la biomasse
- Sensibiliser au sujets et enjeux de la thermique
Conception :
- Sensibiliser à des enjeux d’architecture d’intérieur et de qualification locale d’espaces
- Démarche de conception orientée service : les inducteurs permettront de partir de l’usage pour définir l’espace (et non l’inverse).
Explorer et dessiner
Explorer, dessiner et révéler les espaces sous-exploités de l’école
// Pensé et organisé par Grégory Markovic et Charles Poulain
Les participant·es travaillent à la création d’un mobilier ou d’une installation destinée à révéler et à animer des espaces peu exploités de l’école ou sans fonction claire.
Objectifs :
- investir et réimaginer des espaces pour qu’ils deviennent des vitrines consultables de la production graphique et des croquis réalisés par les étudiants ;
- interroger la place et la nature même de ces carnets dans une école, penser un espace où les réflexions individuelles enrichissent la formation collective ;
- rendre compte de la richesse de la production artistique de l’école dans ses formes les plus variées : du carnet au calque, du grand format au petit format.
Comment protéger un carnet consultable ? Comment assurer la sécurité des oeuvres tout en respectant le désir de partage de leur créateur ? Comment harmoniser les différents formats, supports et médiums pour offrir une présentation cohérente et impactante ?
Club fantôme
// Pensé et organisé par Anne Bourse et Julien Quentel
Du travail d’Anne Bourse, restent en tête des lignes et lettres tourbillonnantes, qu’on dirait sorties de cartoons burlesques ou de fresques psychédéliques, qui envahissent la surface de livres, vêtements et papiers en tous genres. Bien que sa pratique se décline en différents médiums, parmi lesquels la peinture, le dessin, ainsi que les productions textiles ou textuelles, elle est avant tout rythmée par le mouvement continu d’une écriture de soi. L’artiste propose d'immerger dans la conception et la réalisation d’un club, qu’elle a appelé fantôme. Par l’intermédiaire d’une maquette les participant·es construirent individuellement et/ou collectivement un espace dans lequel s’abandonner au jeu des miroirs, des lumières, des tissus, des dessins, des choses trouvées comme autant de souvenirs, autant d’affects.
« La laverie de St-Denis, toute chromée, pendant que mon linge tourne, c’est le seul endroit où j’arrive à écrire : « Assise sur le rebord de la grande table en inox, devant la peinture murale d’un homme torse nu très musclé qui boit à même son coquillage géant devant une forteresse, me fait penser au Tolède des peintures du Greco, qui est un peintre très étrange, je tape ce texte par sms que je m’envoie à moi même sur mon téléphone : Le format : une boîte, un club, une maquette.
Des matériaux et des histoires, arbitrairement : ce que la nuit oppose au jour, miroirs, obscurités, blue-jean, tissus, verre, métaux, or, argent, fake or, fake argent, FAKE tout, TOUT CE QUI BRILLE, les pies dérobent au sol les reflets des choses qu’ils aperçoivent durant leur vol ; confettis, points, tâches, pétales, pointillisme, spotlight ; tout ce qui en se démultipliant devient hypnotique, très grand très petit, aperçu de trop loin ; des dessins, des fragments de dessins, des rebuts d’anciennes oeuvres dans les ateliers, choses abandonnées, accidents hasardeux, choses trouvées choses volées choses affectées de souvenirs ; un fragment pris entre trop de miroirs devient un motif infni, la mélancolie qui l’accompagne ; du vide comme du silence entre les battements répétitifs d’un beat, comme un matériau, la répétition des mêmes choses, aussi, comme un matériau - les paroles les mots que l’on doit crier pour s’entendre entrecoupées car le son est trop fort - etc etc etc - Tout ce qui vous paraitrait nécessaire d’ajouter puis tout ce qu’il faudra ensuite enlever pour refaire du vide, pris entre 4 murs, à la fin de la nuit dans le club, le vide aussi est un matériau. » Anne Bourse
OK/KO
// Pensé et organisé par Thomas Bauer, Muriel Guilaumé, Nicolas Moulin et Junior Mvunzi
Les particpant·es réaliserent durant quatre jours un film fantastique où se croiseront décors, costumes, son, musiques et performances. À la rencontre d'un artiste d’un autre continent, Junior Mvunzi, dans une approche performative de l’art, ils et elles favorisent le travail collectif, entre textile, art et design, avec un regard particulier sur le recyclage et la récupération. Transdisciplinarité, conception et improvisations, et enfin, un projet d’édition du film et d’un disque comme traces tangibles de cette expérience.
L’hôte d’un labo-photo
// Pensé et organisé par Corentine Le Mestre et Laurent Millet
Ce workshop propose de faire l’expérience d’une photographie en laboratoire et de porter une attention particulière aux différents moments d’existence de l’image en développement ; moments qualifiés non plus « d’avant image », mais simplement moments de l’image, pour une photographie pensée comme une matière vivante, en constante révélation, jamais réellement figée. Par cette considération de l’image en développement plutôt qu’objet inerte, il s’agira d’opérer des analogies avec des questions partagées avec le vivant : la mutation, le cycle, la reproduction, etc.
Nos futurs s’affichent
// Pensé et organisé par Émilie Notéris et Angéline Ostinelli
Contrairement à l’objet-livre qui relève d’un choix ou d’une sélection, l’affiche ou la banderole s’imposent à nos regards. Cette adresse surgit dans l’espace - public ou muséal. La lecture devient alors une expérience physique : inattendue, en mouvement, à plusieurs, simultanément, de loin, etc.
Ce workshop propose de se familiariser avec l’écriture en grand et d’investir divers supports : mur in-situ, affiche, banderole, pancarte. Il s’agira alors de manier les mots à la main, de composer avec leur corps, de considérer leur longueur, leur encombrement, leur poids, leur graisse, leur couleur. Comme pour la fabrication des banderoles de manifestation, les propositions seront dirigées par le principe d’économie de moyen, la lisibilité et la rapidité de la production. Nous vous inviterons à tenir le rythme d’un support effectif produit chaque jour.
Plâtre, moulage : différentes applications
// Pensé et organisé par Salomé Gendron et Étienne Poulle
Vous travaillerez sur la réalisation d’un moulage plâtre précis en vue d’un coulage, d’un estampage, du tirage d’un modèle, etc. possibilité de travailler aussi le plâtre poudre comme matière créative. Vous partirez d’un objet tenant dans la main ou n’excédant pas la taille de cette dernière. Le but est de mouler cet objet : déterminer le nombre de parties, faire un enterrage, des coffrages et couler les différentes parties du moule. Cela permettra de s’interroger sur la notion de série, qu’est ce que la démarche de mouler, de dupliquer, qu’est-ce qu’implique ce choix ?
Oser produire
// Pensé et organisé par Anne Couzon-Cesca
L’objectif de ce workshop est d’acquérir les rudiments du montage via le logiciel Adobe Première Pro. Sur deux jours, l’idée est de se baser sur un film complet et de l’importer sur un banc de montage. Vous envisagerez comment en concentrer le propos par reconstruction, élimination, création. Il s’agira de s’essayer aux outils du montage à partir d’une situation de post-production. Il sera aussi question de vous équiper des essentiels règles de droit d’auteur.
De l’autobiographie à l’autonomie
// Pensé et organisé par Régis Perray dans le cadre de sa résidence Formats, résidence d’artistes dédiées aux écritures et arts visuels, à Beaucouzé
Arrivons-nous dans une école d’art par vocation ? 3 journées pour se creuser, pour travailler autour de sa propre vie, vous êtes certes jeunes mais potentiellement riche de signes et d’anecdotes pouvant servir à se construire en école d’art. Il y a-t-il en nous des indices, déjà repérés ou non, pour participer à la construction de son parcours de futur·e créateur·trice ? La mise à jour d’indices personnels pour alimenter, guider une réflexion, une création davantage assimilée et porter avec densité, c’est aussi la volonté de se connaître et de se servir, encore et encore, des possibilités offertes par l’école, comme une immense base pour mieux avancer, entre intuition et méthodologie.
Commune, commune, commune
Ville, Photo/Dessin, Narration
// Pensé et organisé par Bernard Calet et Sandrine Jousseaume
Les participant·es explorerent la ville comme source de travail, observant l’architecture, les habitants et les ambiances. Ils et elles collectent ces éléments via différents biais : croquis rapides, photos, notes sur des scènes ou détails marquants. Ils·elles approfondirez au choix le dessin urbain (perspective, textures) ou la photographie (cadrage, lumière). Ce workshop permettra aux étudiants de développer une approche personnelle tout en collaborant sur un carnet collectif « Portrait d’une ville ». Chaque étudiant·e créera une double-page narrative : intégration de textes courts inspirés par les observations (dialogues, anecdotes), détails graphiques et narratifs.
Chose drive-in
Écoute s’il pleut
// Pensé et organisé par Arnaud Bernus, Régine Kolle et Gildas Guihaire
Vous explorerez un nouveau territoire et investirez le parcours d’art contemporain NOV’Art, entre Villevêque et Soucelles.
Cette année, il s’agira de s’approprier par la pratique et l’expérimentation, les notions d’espaces et de contextes ; d’en interroger les caractéristiques (physiques, sociologiques, ethnographiques, etc...), et les possibles développements d’expression, de diffusion et de monstration qu’ils permettent ou que l’on peut s’y autoriser.
Il sera en particulier question d’investir les espaces publics en imaginant et créant des dispositifs éphémères ou pérennes, de définir de nouvelles postures, de nouveaux gestes, de créer de nouvelles fictions ou récits.
NaN, live-coding
// Pensé et organisé par Mathieu Delalle, Medhi Lhommeau et Sébastien Lahaye
L’ARC se concentre sur la question de la machine-outils avec laquelle il est possible d’œuvrer, dans la perspective d’une performance en direct construite dans un dialogue entre sons et images numériques, qui utilise le langage du code et de la programmation informatique pour générer des interfaces physiques interactives et réactives, activées en temps réel. L’action du geste en temps réel, qui constitue l’œuvre, révèle la partie vivante et sensible de la technologie numérique conçue ici comme un outil de gestion sur le modèle d’un instrument.
Lors de ces 3 jours intensifs, vous répéterez au Chabada en amont de la représentation publique du 26 mars 2025.