Ma parole !
Camille Bondon, diplômée TALM-Le Mans participe à l'exposition collective Ma parole !, avec Sara Acremann, Paul Heintz, Silvia Maglioni, Graeme Thomson, Les éditions maison-maison (André Ospina), Gilbert Princesse et Raphaël Thiberghien.
Camille Bondon, diplômée TALM-Le Mans participe à l'exposition collective Ma parole !, avec Sara Acremann, Paul Heintz, Silvia Maglioni, Graeme Thomson, Les éditions maison-maison (André Ospina), Gilbert Princesse et Raphaël Thiberghien.
Les ateliers de la Ville en Bois, 21, rue de la Ville en Bois, 44100 Nantes.
Horaires
Exposition visible du 24 mai au 9 juin 2019.
La Ville de Mulhouse organise du 7 au 11 juin 2019, mulhouse 019 la treizième édition de l’exposition d’art contemporain « mulhouse 00 – la biennale de la jeune création contemporaine issue des écoles supérieures d’art européenne », au Parc des Expositions de Mulhouse.
Quatre diplômé.e.s de TALM participent à cette nouvelle édition : Marie Dubois et Léa Martin-Habif (Tours), Barbara Kairos (Manon Laurent, Angers) et Lucas Pastor (Le Mans). À noter également la présence d'Elsa Leroy (DAN TALM-Tours).
Marie Dubois
Née en 1994 au Havre. Vit et travaille à Tours.
Je mène une étude des images d’actualité que je collecte et trie en diverses catégories. À partir de celles-ci, je mets en place des dispositifs qui transforment le discours implicite des images et leur offre la possibilité de raconter d’autres histoires. J’opère sans cesse un va-et-vient entre l’actualité et les images qu’elle produit et me questionne sur leur résonance avec d’autres évènements médiatiques. Je combine l’actualité immédiate avec celle du passé, mais aussi avec la littérature, des dispositifs scénographiques inspirés du théâtre ou des médias contemporains.
Léa Martin-Habif
C’est en se servant de son propre corps comme un outil de mesure, une référence et une base de données, que Léa Martin-Habif produit des œuvres. Chaque enveloppe corporelle est déterminée par des caractéristiques physiques et motrices qui produisent des gestes, des attitudes et dans le cas de l'artiste ; un travail plastique, des formes et des structures.
C’est une pratique pluridisciplinaire, en relation avec le corps habitant, son contexte, sa dimension, ses mouvements, son empreinte. Alliant des formes minimales et la simplicité de matériaux, elle invite le spectateur à revisiter des espaces et à interroger sa propre présence et sa perception. Léa M-H produit à l’intérieur de moments de travail performés des pièces pérennes, des sculptures, peintures... qui témoignent du passage d’un corps, de son dialogue avec l’espace et la matière.
Barbara Kairos
À travers une pratique protéiforme et teintée d’informe Barbara Kairos utilise la paréidolie, ce phénomène psychologique qui pousse nos cerveaux à transformer une forme en un objet connu. Ce stimuli visuel elle l’exerce principalement par la tache qui suggère un certain aléa, une indétermination voire de l’erreur. Invoquant imagination et sagacité on l’utilise dans différentes disciplines. On pense aux méthodes de dessins, notamment celles d’Alexander Cozens, aux taches psychanalytiques de Rorschach, jusqu’aux empreintes qu’un archéologue chercherait à déchiffrer.
Cet incontrôle, cette façon d’oeuvrer avec l’inattendue façonne la manière de procédé de l’artiste que l’on retrouve dans ses sculptures. La série de masques en donne un parfait exemple. Cette « Mascarade » émane d’empreintes d’objets, agrandis et utilisés comme patron en tissus, gonflés ensuite de mousse expansive, la forme lui échappe et se transforme aléatoirement. Advient ensuite au public de s’en emparer et d’incarner l’objet ou la forme qu’il choisit de lire avec toute l’absurdité que cela peut engendrer.
Cette absurdité, ou du moins ce sens de l’ironie, Barbara Kairos en souligne les formes dans son mémoire de fin d’étude quand elle s’intéresse à la découverte et à la recherche par sérendipité. « Découvrir quelque chose que l’on ne cherchait pas », induit encore une fois des situations imprévisibles, d’aléas et d’inattendues, dans lesquelles le chercheur se plonge pour mener l’enquête et comprendre. Cette posture entre absurdité et profond sérieux ne manque pas de lui faire penser à la situation du joueur, complètement absorbé par l’action pourtant « située en dehors de la vie courante » et aux apparences futiles, décrite ainsi par Johan Huizinga. Indétermination, incontrôle, enquête, jeu retranscrivent alors sa posture dans l’ atelier. Elle le donne à lire dans des installations comme « Rébus »; une phrase accolée à des matériaux, matières ou formes qu’elle considère comme des échecs ou aléas de productions. Ou encore par les « Mikados », constitués de poussières et d’éléments d’atelier coulés à l’aveugle dans de long tube de PVC ; sortent de carottage dans lesquelles les matériaux juxtaposés auraient un sens de lecture et qu’un archéologue pourrait traduire.
Lucas Pastor
La pratique artistique de Lucas Pastor est, pour lui, comme un exutoire. Plutôt que par des mots, l’artiste met en image ses émotions (ses angoisses, ses frustrations etc …) grâce à ses dessins, sculptures ou vidéos pour les exorciser, à travers le prisme de sa réalité, que ce soit son quotidien, le cinéma, internet ou la pop culture.
Souvent satirique et provocante, l’ambiguïté de chacune de ses pièces se révèle à la hauteur du temps qu'on leur consacre, de l'attention qu'on leur porte, passant du drôle au tragique, de l'absurde au vraisemblable, ou inversement, à mesure que l'on prend conscience de ce qui nous est montré.
Le Pôle art visuels Pays de la Loire organise pour les professionnels, le 17 juin à Angers, une journée de rencontre avec les jeunes diplômés 2019 de l’École supérieure d’art et de design TALM-Angers.
Cette journée qui fait suite aux échanges menés avec les professionnel.le.s lors d’un atelier collectif initié par le Pôle arts visuels sur la question de l’insertion des jeunes diplômé.e.s, a pour objectif de favoriser la rencontre, l’inter-connaissance et la mise en réseau au moment charnière de la sortie de l’École des Beaux-arts et de l’entrée dans la vie professionnelle pour les jeunes artistes.
Spécialement pour cette occasion, les jeunes diplômé.e.s proposeront un accrochage de leurs travaux et remettront une édition qui donnera lieu à un temps d’échange en petits groupes.
Emma Bourgin, diplômée TALM-Le Mans expose « Il eût fallu que son regard fût pénétrant », Le Roi Soleil à l'Espace Regards à Moret-sur-Loing.
« Moret-sur-Loing, petite ville d’artistes, éloignée et pourtant proche de Paris, a incité Emma Bourgin et Léonard Van Thé à la pénétrer, à la recherche de ce qui fait son charme et son dynamisme.
Par le déplacement des matériaux, ces artistes nous racontent un patrimoine et relèvent les empreintes successives qui marquent ce lieu. Cette exposition invite à le découvrir par les objets et matières qui le composent et fondent son histoire. De cet espace, les artistes étendent notre regard, à travers les murs, vers l’extérieur, jusqu’au-delà de la ville. Un souffle traverse les murs. De nouvelles traces s’ajoutent aux pierres et à la terre du lieu. »
Pauline Lisowski.
Espace Regards, 12, rue du Donjon, 77250 Moret-Loing-et-Orvanne.
Vernissage et performance
Samedi 18 mai 2019, à partir de 17 h.
Horaires
Les week-ends des 18, 19 mai, 25, 26 mai et du 1er et 2 juin, de 14 h à 19 h. Également possible sur rendez-vous.
Les diplômé.e.s de TALM sont à l'honneur du 64e Salon de Montrouge. Alexandra Riss, diplômée TALM-Tours remporte le prix Kristal, décerné par le Conseil Municipal des enfants de Montrouge et François Dufeil, diplômé TALM-Angers remporte deux résidences, l'une à Moly-Sabata et l'autre au Parc Saint-Léger.
Vit et travaille à Tours. Née à Clamart en 1992
Pour Alexandra Riss, les objets sont des corps médians qui ouvrent la possibilité d’un autre, d’un geste, d’un ailleurs ou d’un rêve. Tiennent-ils d’accessoires chamaniques ou encore d’un désir non formulé comme l’objet a lacanien ? À Montrouge, Alexandra Riss présente Hippocampe, une armoire familiale pleine des petits monticules de poussière proprement agencés. Chacun de ces terrils de chambre a une caractéristique distinctive de matière et de couleur, comme autant d’expression d’une disparition, ou plutôt d’une transformation à l’état de poudre de souvenirs longtemps préservés. Il y a là « les objets que j’ai volé à mon frère, les gants de mariage de ma mère, mon doudou, un dé à coudre, une queue de cerise lorsque mon père, pour me faire rire, faisait semblant de régurgiter son noyau...”. Produits dans le cadre d’une résidence artistique au sein d’un Laboratoire d’énergie sensorielle, qui disposait d’une broyeuse, les objets ont été préalablement décrit par les ingénieurs. Une bande sonore laisse d’ailleurs entendre la longue litanie des adjectifs qui les qualifiaient avant leur mise en poussière. L’inventaire complet d’une vie d’enfant où les reliques les plus insignifiantes n’ont d’autre valeur que celle dont on les charge. Les objets que produit Alexandra Riss ne sont pas de simples collages surréalistes, mais ils sont véritablement dédiés à une pratique. Des chaussons de danse sont équipés de pointes en verre rendant visible les pieds compressés et meurtris de la ballerine. Elle convaincu une équipe de natation synchronisée de répéter en costume de bain autour d’un tapis de tissus de billard bleu rapiécé et posé à même le sol. Elle porte l’attention sur ce qui contraint les corps, ou ce à quoi il résiste : un carcan à danser, des prises d’escalade en vaseline… On se tient au seuil de l’échec ou de la souffrance, non sans entrevoir la possibilité d’un autre espoir. Après avoir laborieusement persuadé un joueur de rugby d’utiliser les chaussures à crampons en céramique qu’elle a fait réaliser à sa mesure, Alexandra Riss a eu le plus grand mal à récupérer ses créations devenues pour le sportif d’infaillibles fétiches de victoires.
François Quintin
Diplômé de l'École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris (ENSAD), de l'École supérieure d'art et de design TALM (TALM-Angers) et des Compagnons du Devoir du Tour de France, François Dufeil, est né en 1987 à Rennes. Il vit et travaille à Paris.
Fonderie, pilon à vapeur, boudineuse, taloche : il est nécessaire que l’outil soit à la recherche d’une insurrection formelle. Haie défensive, maison carcérale ou maquette prospective, ces instruments sont des indices sur nos conditions. L’outil et l’instrument sont révélateurs d’un environnement inapproprié; Où les dysfonctions et désintégrations du paysage urbanisé exacerbent les degrés de violence qui nous sont imposés.
Revenir à l’origine de l’apparition de la forme et des matériaux est une tentative de leurs compréhensions. Que les recherches soient architecturales ou sculpturales, elles fondent leur regard sur les méthodes de production de notre environnement.
Après tout, c’est avec les outils que l’on s’attaque à la restauration. Alors peut-être que leurs griffes, leurs pilons, leurs pressions, leurs combustions serviront un tant soit peu à panser l'animosité architectonique.
Parce qu’il y a nécessité, ces sculptures génératrices ne s’arrêtent pas sur la production en tant que finalité, mais elles sont les moyens d’obtenir cette production. Désormais, la sculpture devient son propre producteur.
Exposition visible du 11 au 15 mai 2019
Exposition collective proposée par La Garçonnière – Atelier, avec Lilas Quétard, Marianne Deshayes, Marie Libéros, Justine Ghinter, Anne-Lise Voisin, Marie Dubois, Léa Martin-Habif, Grecia Sayeg et Denis Berger, tous diplômé.e.s de TALM-Tours.
Pour l’exposition collective Insolation, seront mises en lumière des oeuvres diurnes et des oeuvres nocturnes, non pas dans la lecture même des oeuvres, mais dans leur mode d’exposition. Il faut entendre par cela que l’exposition se divisera en deux espaces, un espace dédié à des oeuvres pensées pour être vues à la lumière ainsi qu’un espace plongé dans l’obscurité pour des oeuvres lumineuses.
La Garçonnière - Atelier, 9, rue Frédéric Sauvage, 37000 Tours
Programme
Exposition du 30 avril au 28 juin 2019
Exposition personnelle de Laura Bottereau & Marine Fiquet, diplômées TALM-Angers.
L’École Supérieure d’Art et Design Le Havre-Rouen (ESADHaR) invite le duo Laura Bottereau & Marine Fiquet à investir la galerie HUS de son campus de Rouen. Le duo interroge les normes et les rapports de dominations, leurs dessins, sculptures, installations et vidéo puisent dans l’enfance pour ce qu’elle a de divertissant en apparence, mais aussi, et surtout, pour ses troubles, ses cruautés, ses désirs et ses tabous.
Galerie HUS de l’ESADHaR, 2, rue Giuseppe Verdi, 76000 Rouen
Vernissage
Mardi 30 avril à 13h30
Ouverture
Entrée libre du lundi au vendredi de 09 h 00 à 18 h 00
Exposition du 25 avril au 10 mai 2019
Exposition personnelle de Charlotte Cantin, diplômée TALM-Angers.
Une proposition de Brenda Jouys
Sous (le) vide est le prolongement de la résidence de recherche et de création Lizières réalisée en 2018 par l'artiste Charlotte Cantin.
Diplômée des Beaux-arts d'Angers en 2017, Charlotte Cantin vit et travaille à Paris. C'est à travers une multitude de formes telles que la sculpture, la vidéo, le dessin, que l'artiste s'intéresse aux temporalités enserrées dans leurs propres cycles. Les paysages endogènes qu'elle produit lui permettent d'interroger la mémoire collective, le traumatisme du manque et l'énergie de la survivance.
Les œuvres réunies pour cette exposition abordent l'existence de relations complexes intrinsèques à l'image ; entre le visible et la parole, le dit et le non-dit. Dans l'espace de SometimeStudio, le vide devient matière, tout pourrait y subsister. Existe-t-il quelque chose d'infiniment spacieux dans cet interstice, des apparences illimitées, un univers entier ?
En canalisant des énergies bien plus massives qu'elle, l'artiste reconsidère le contrôle de son geste sur l'existence matérielle et le caractère in fine de l'œuvre. Frénésie de remplissage, apprivoisement du vide. D'un corps contraint et contrôlé, elle transite vers un champ infini d'action et d'émancipation des forces physiques, émotionnelles, méditatives et transcendantes. Broyer du noir et combler le vide.
(Extrait du texte d'exposition)
SometimeStudio, 26, rue Saint-Claude, 75003 Paris
Vernissage
Jeudi 25 avril à partir de 18 h 00
Horaires
Du mardi au samedi de 15 h 00 à 20 h 00
Des séances de projection de fragments vidéographiques auront lieu dans le Studio : samedi 27 avril de 20 h 00 à 21 h 00, samedi 4 mai de 20 h 00 à 21 h 00 et vendredi 10 mai de 20 h 00 à 21 h 00 à l'occasion du finissage de l'exposition.
Restitution le jeudi 28 mars à 18 h 30. Ouverture les 29, 30 et 31 mars de 15 h à 19 h.
Le héron était toujours là ce matin, au même endroit que les jours précédents. Il est seul. Je me demande
pourquoi il ne part pas. Sait-il au moins qu’il n’est pas le seul héron ? Pourquoi rester, la Loire, elle-même,
part. Elle a froid. Tous se mêlent, mouettes, héron, fleuve, sable et peines. Il fait nuit. Si les lampadaires
ne narguaient pas l’eau de leur reflet, l’eau éteinte serait invisible.
Là ou ailleurs, de quoi s’apaise-t-on. Qu’est-ce qui apaise le fleuve. Quand il se mêle à la grande ville des eaux qu’est l’océan, se sent-il plus puissant ou plus seul et petit ? Le poûl s’y accélère-t-il ou, perdu, se meurt-il. Peut-être le héron, les mêmes questions en tête, ne part pas par peur de la réponse. La Loire, comme le héron, m’apaise. Et elle apaise le héron.
Il y a des états universels, ceux que nous connaissons tous, que nous avons tous traversés; la solitude en est un. Je l’ai apprivoisée, observée, vécue, accueillie, discutée ces 3 derniers mois. Et j’en ai figé des instants. La solitude, bien qu’universelle, est aussi générationnelle. Celle que je vois dans la mienne s’enracine par les écrans, même si nous semblons tenter de la combattre grâce à eux. Ce n’est pas la solitude de la lecture, de la contemplation, de l’attente, de l’ennui, c’est la solitude de l’absorption, de la déconnexion. C’est la solitude à plusieurs, quand je te parle et que ton regard va à la technologie que tu tiens dans la main. C’est la solitude absurde, l’absurdité de la solitude. Ce sont des images de vie qui défilent, décousues, toutes en apparences, retouchées, filtrées, abandonnées au regard du monde, au flux de regards, aux regards hagards, et à ton propre regard face à ton reflet, des questions alourdissant tes états d’âme.
L'Octroi sud-est, 1, rue Choiseul, 37000 Tours
Sur rendez-vous au 06 84 72 82 66
Exposition collective réunissant scénographie et auto-édition.
La vitrine se regarde depuis l'extérieur et se visite si envie. À l'intérieur, au fond, dans une bibliothèque plate mais bien pleine, sont réunies plusieurs éditions conçues, imprimées et reliées à la main.
Avec : Angèle Leprince, Louise Quignon, Mathilde Jonquet, Stéphanie Berthier, Julie Duarté, Maria-Luz Le Doaré Petit, Thomas Lecherbault, Charles Dubois, Valentin Verron, Aux Enfants du Talus
Exposition visible du 20 au 28 avril 2019.
Rue sur vitrine, 26, rue Bressigny, Angers.
Horaires
Samedis et dimanches de 14 h 00 à 18 h 00
Vernissage
Vendredi 19 avril à 18 h 00