Plongée dans l'histoire du Mans et des sous-sols de l'école
Les élèves en 2e année Art se sont plongé·es dans l'histoire antique de la ville du Mans avec leur professeure de dessin, l'artiste Noémie Sauve.
Plongée dans l'histoire de la ville, dans les fondations de l'école... dans les thermes gallo-romain du Mans.
C'est un passage incontournable pour les élèves en Art : un cours de dessin dans un cadre historique exceptionnel, les thermes de Vindinum, édifiés au Ier siècle de notre ère. Ce n'est qu'en 1980 qu'ils ont été mis à jour lors de fouilles archéologiques, peu de temps avant la construction du bâtiment actuel de TALM-Le Mans.
Un témoin de l'histoire antique locale
Les thermes, qui abritaient les bains publics occupaient une place centrale dans la sociabilité et la vie quotidienne des habitants et caractérisaient la vie à la romaine, comme le rappelle Noémie Sauve :
Ils étaient à la fois des lieux de détente et de convivialité, mais aussi de discussion des enjeux d'économie, de politique et de diplomatie. Même si nous n'y voyons plus ni mosaïques, ni autres ornements de luxe, le reste des éléments de colonnes, de sols, de bains et de canalisations déploie un réseau dont nous devinons l'échelle et les ramifications, nous rappelant notamment que le ruisseau Isaac passait par là avant.
Aujourd'hui, ce paysage archéologique devient un exercice d'enquête, d'observation active dans son histoire comme dans sa représentation. Sa complexité oblige les élèves à hiérarchiser les pierres, les plans, et faire la part des choses entre cette géologie organisée qui sort de terre et son éclairage muséal qui participe à cette vision surréaliste. Ils·elles sont aussi amené·es à gérer les types de contrastes à la fois dans la profondeur du champ et dans sa mise en scène.
Ancrer les étudiant·es dans le territoire manceau
Deux semaines plus tard, Noémis Sauve emmène ses élèves dans les méandres de la vielle ville accompagnée d'une guide conférencière du service tourisme et patrimoine du Mans. Ces visites historiques ont largement inspiré plusieurs projets ou diplômes : elles permettent aux étudiant·es de prendre en compte les identités plastiques et structurelles, historiques, de la ville qui a évolué avec le temps mais qui en a conservé des marqueurs repères pour sa communication :
La ville et son identité couleur orange-rouge en témoigne, identité reprise des couleurs de l'enceinte romaine faite de brique, de mortier avec de la brique concassée et de grès roussard composé en partie de fer qui rouille sur les murs. Cela ancre les étudiant·es dans leur territoire en nourrissant leurs imaginaires des caractéristiques visibles de leur environnement.