TALM-Angers
Né en 1958 et diplômé de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 1984.
Il est professeur à l’École supérieure d'art et de design TALM-Angers depuis 1986.
L’atelier Lith+TD (lithographie et taille douce) permet le développement des pratiques personnelles par expérimentations, combinaisons et confrontations des différentes méthodes d’impressions et offre également la pratique d’écritures singulières liées aux médiums choisis. Les élèves doivent nécessairement obtenir des productions plastiques dépassant largement le stade de la simple méthode.
Son travail a été présenté aux différentes biennales de gravure de Digne-les-Bains, à l’Espace Delpha ainsi qu’à la Galerie Bulloz de Paris, à Press-Papier / Estampe du Rhin de Strasbourg, à la Biennale de la Gravure de Mulhouse, chez Ligne-Roset International de Rouen, à la Galerie d’exposition de TALM-Angers, à la Galerie Le Cadre de Cahors, au Symposium Franco-Allemand de gravure de Saumur, au Regard sur la Gravure Contemporaine de la PACA, à la Galerie de la Maison de l’Avocat de Nantes, aux différentes Triennales Mondiales de l’Estampe de Chamalières, au Million d’Images de Strasbourg, au Centre Culturel Franco-Norvégien de Stavanger (Norvège), aux différentes Mostra Internazionale di Mail Art de Pise (Italie), à l’Enrichissement du Cabinet des Estampes 1978-1988 de la Bibliothèque Nationale de France (BNF) de Paris, au Mois de l’Estampe de Créteil, au Mini Print International de Cadaquès (Espagne), à la Minigrafikas Triennale de Riga (ex-URSS), au 1rst International Congress (International Memory Collection) de Brussels (Belgique), à l’Art et le Sacré de l’Université Catholique de l’Ouest d’Angers, au Salon du livre de Fougères, à la Biennale Européenne de gravure de Lorient, à Art Addiction International Gallery de Stockholm (Suède), à l’International Biennal Exhibition of Portrait Drawing and Graphics de Tuzla (Bosnie Herzegovine), à Anjou-i müvészek de Veszprém (Hongrie).
Vit et travaille à Paris. Thomas Bauer est diplômé de l’École nationale d’arts de Paris-Cergy.
Cinéaste et professeur, il travaille sur l’évolution de la notion d’interactivité des médias et sur leurs relations équivoques au témoignage.
Suite à plusieurs séjours aux États-Unis qui débutent en 1998 par un programme de résidence élaboré par la Bemis Art Center, Thomas Bauer réalise trois films dont le documentaire René O (2005). En 2000, il est l’un des cofondateurs du projet Dieter, signature commune pour la réalisation d’un film documentaire finalement, l’univers est plat et des éditions d’art.
Il intervient alors régulièrement dans différentes écoles des beaux-arts en France : Grenoble, Valence, Cergy-Pontoise, Toulouse ainsi qu’aux Arts Décoratifs à Paris.
À partir de 2008, il réalise sous le titre générique Capitaine, par exemple, un film (les films d’Ici), une émission radiophonique (Atelier de création radiophonique, France Culture) et une micro architecture avec Laurent Charpin et Raphaëlle Perron.
Parallèlement à ces réalisations cinématographiques, il travaille généralement au son ou au montage des projets de différents artistes comme Marcelline Delbecq, Valérie Jouve, François Nouguiès ou Alejandra Riera, tous concernés par la fabrication d’un cinéma autre.
Depuis quelques années en collaboration avec Judith Abensour, ils créent la collection faux raccord actuellement accueillie aux éditions Post et ont produit et réalisé Parades, un film construit entre France, Israël et Palestine avec le soutien du programme Entr’Ecole de l’Institut Français.
Son travail a été régulièrement programmé en France dans le cadre du Festival International de Cinéma (FID) à Marseille et à l’étranger en Allemagne, Espagne, Pologne, Thaïlande, Argentine.
A venir
A venir
Née en 1976, Sophie Breuil vit et travaille à Paris.
Diplômée de l’école Boulle (Paris) en 1998, elle obtient un Diplôme supérieur d’arts appliqués d’architecte d’intérieur et de l’ENSCI – Les Ateliers (École nationale supérieure de création industrielle à Paris) en 2004 comme créateur industriel, elle exerce comme indépendante depuis 2004.
Ayant en main tout à la fois l’espace et l’objet, elle tend à multiplier les cadres de projets et d’interlocuteurs, mais aussi la variété de contenu des missions et des réflexions qu’elles entraînent nécessairement, c’est pourquoi elle collabore de près aux projets de quelques designers. Elle assiste les projets de Martin Szekely, de David Dubois, d’Éric Benqué, ou de Ronan et Erwan Bouroullec.
Parallèlement elle a toujours continué de mener ses propres projets au travers de commandes particulières, industrielles ou institutionnelles. Après avoir co-signé la scénographie de l’exposition permanente Elles@centrepompidou pour le Centre Georges Pompidou avec L’atelier DU&MA et les graphistes Graphibus ; elle a également réalisé la scénographie de l’exposition John Ford, Samuel Fuller, George Stevens, Filmer les camps, de Hollywood à Nuremberg pour le Mémorial de la Shoah de Paris avec les graphistes Ericandmarie.
Elle enseigne depuis 2008. D’abord au sein des ateliers Design(s) et Interface D de l’École des beaux-arts de Bordeaux et désormais dans l’option Design de l’École supérieure d'art et de design TALM-Angers.
Né en 1971. Il vit et travaille à Nantes.
Denis Brillet obtient son diplôme d’architecte DPLG en juin 1998 à l’École supérieure d’architecture de Nantes et enseigne à l’École supérieure d'art et de design TALM-Angers depuis 2006.
Après avoir travaillé au sein de l’atelier Eric Owen Moss à Los Angeles, il fonde Block architectes en 2000 avec Benoît Fillon et Pascal Riffaud. Son travail au sein du collectif Block consiste en l’élaboration de formes questionnant l’urbanité contemporaine allant de l’installation au projet d’architecture. Il a ainsi produit, entre autres, une installation intitulée Résonance 1 à la Ménagerie de Verre à Paris en 2004 et un dispositif architectural, Forme Intermédiaire, au Lieu Unique, scène nationale de Nantes. Il a participé au projet expérimental de logements Cité Manifeste à Mulhouse en 2005 et livré un complexe sportif à Brest en 2006, objet de nombreuses publications.
Il est lauréat du prix du ministère de la Culture Les nouveaux albums de la jeune architecture en 2001-2002, ainsi que de la bourse de l’Association Française d’Action Artistique (AFAA) Envers des Villes 2003.
Il a été nommé au Prix de la première œuvre du Groupe Moniteur pour la réalisation de bureaux à Vertou en 2004. Son travail a été montré lors des expositions Archilab 2001 – habiter aujourd’hui, Archilab 2002 – économie de la terre, Extra Muros à Düsseldorf en Allemagne, en 2006, Avant Après à la cité de l’architecture et du patrimoine à Paris en 2007, ainsi qu’à la Biennale d’art contemporain de Valence en Espagne en 2004.
Né en 1958 à Charenton, il vit et travaille à Tours.
Diplômé de l’École supérieure des beaux-arts de Tours en 1985, il a été professeur dans plusieurs écoles des beaux-arts et a rejoint l’école d’Angers en 2005.
L’architecture est au centre de son travail. Elle permet, par le biais d’installations, de photographies, de maquettes, d’élaborer une recherche plastique sur la notion de territoire. Le « fixe » se révèle souvent traversé de toutes parts, irrigué par les flux plus ou moins contrôlés du déplacement et de l’intrusion technologique : l’image télévisée, l’écran de l’ordinateur domestique déclinant sous nos yeux, via l’Internet, l’image d’un monde physique dorénavant est mis en réseaux et en sites. La démarche propose de se saisir de l’espace pour le qualifier à sa mesure, afin d’en cadrer la réalité, de rapporter cette dernière à l’échelle lisible d’une œuvre d’art se faisant maquette, carte ou objet pratique de mesure ou d’évaluation. Cette recherche se rapproche à bien des égards de la géographie en utilisant les mêmes outils, mais avec d’autres objectifs se situant moins du côté de la rationalité et plus du côté de la spéculation.
Depuis 1987, il a réalisé plusieurs commandes publiques et participe régulièrement à des expositions personnelles et collectives en France et à l’étranger. Plusieurs catalogues et livres ont été édités à l’occasion des principales expositions.
www.collectifr.fr/reseaux/bernard-calet
aaar.fr/itineraires/artiste/bernard-calet/
1.0.3 est un collectif constitué depuis 2002 par trois artistes – Anne Couzon Cesca, Arnaud et François Bernus – titulaires du DNSEP de l’École régionale des beaux-arts de Valence obtenu en 2002, puis en 2003 du Postgrade de l’École supérieure des beaux-arts de Genève.
Anne Couzon Cesca est née en 1978, elle vit et travaille à Paris. Arnaud Bernus est né en 1974, il vit et travaille à Nice et à Paris. François Bernus est né en 1974, il vit et travaille à Paris.
Pour Le Collectif 1.0.3, dont le nom évoque une version de logiciel informatique, l’ordinateur est un sujet qui rend compte de trois notions : la conservation, la conversion et la conversation. Ce groupe s’intéresse, à travers ses différents travaux de collecte, aux formes rigoureuses de l’organisation humaine, mettant sur le même plan l’unité d’un ensemble et la singularité de ses membres. Il révèle également la tension et la richesse inhérentes à une approche collective de la création artistique, celle-ci prend alors de nombreuses formes : dispositifs multimédias, participatifs et documentaires, installations in situ, programmes informatiques, conférences, objets, sculptures, et dessine une recherche, très précisément inscrite dans son époque, sur les flux, les réseaux, les formes de l’organisation humaine (du parking à la bibliothèque, du disque dur au plan de métro), la dématérialisation et l’archivage des données.
Naturellement, l’univers informatique, objet majeur de leur recherche, fascine Le Collectif 1.0.3, aussi bien par ses caractéristiques que par ses procédures.
Docteure de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en histoire de l’art contemporain depuis 2013, Camille Debrabant a consacré ses recherches de thèse au sort théorique réservé à la peinture et à l’ère du postmodernisme.
Après avoir collaboré aux expositions et publications du cabinet d’art graphique de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris de 2005 à 2012, puis avec le Musée National d’Art Moderne (2014-2015), elle a enseigné à l’Université de Valenciennes (2014-2015) puis d’Aix-Marseille (2015-2016).
Chercheure associée à l’HiCSA, elle a participé à différents colloques consacrés à l’intermédialité et publié de nombreux articles traitant du postmodernisme et de la relation entre texte et image. Elle poursuit ses recherches autour de la question du medium et des écarts entre les discours historiographiques et les pratiques artistiques. Elle collabore actuellement à un projet d’anthologie du postmodernisme et assure le commissariat général d’une exposition en cours de préparation, consacrée aux interactions entre la peinture et l’esthétique numérique.
Né en 1973, il vit et travaille à Angers.
Mathieu Delalle est artiste-auteur. Titulaire d’un DNSEP, il est professeur à l’École supérieure d’art et de design TALM-Angers depuis 1999.
Dès 2001 il amorce une pratique artistique plus orientée vers les nouvelles technologies. Il y découvre alors un nouveau réseau qui est encore émergent, mais au sein duquel la transversalité des pratiques s’avère être une ressource d’énergie profitable. Jusqu’en 2006 il participe à la création de nombreux projets pluridisciplinaires. Les outils numériques deviennent pour son travail un point de croisements qui favorise de multiples collaborations et ouvre son champ d’interventions vers l’image vidéo, l’interactivité, l’écriture, la musique et même la danse.
En 2005, en parallèle d’une production vidéo liée aux problématiques du documentaire, il entreprend une reprise active d’un travail de dessin où il convoque évidemment de multiples combinaisons. Le dessin qui est souvent envisagé comme asservi aux autres pratiques artistiques, devient pour lui un véritable outil multimédia.
Tous les éléments qui lui sont disponibles servent à en évoquer d’autres. Les données qui l’entourent, en appellent de nouvelles, il lui suffit alors de se pencher pour les ramasser et les redistribuer. Jouer à créer des appâts, des sortes d’images relais qui provoquent plus que le perçus. Des formes sans terme où chaque association renvoie en écho n’importe quelle voix qui conserve, sans fin, la perspective d’un monde nouveau dont les seules limites deviennent celles de notre imaginaire.
Importer, exporter, citer, mélanger, traduire, mixer, greffer, voilà des procédés qui s’appliquent à sa pratique mais sans en déterminer les dispositifs car elle est hétérogène dans sa construction et sa diffusion, elle ne s’oppose à rien, sauf peut-être à une logique frontalière qui tient compte des lignes de séparation entre les disciplines et les savoirs faire.
Vit et travaille à Paris.
Diplômé de l’École nationale supérieure de création industrielle de Paris (ENSCI – Les Ateliers) en 1999, il est designer indépendant et enseigne le design d’objet(s) à l’École supérieure d'art et de design TALM-Angers.
Il est édité par la Tools Galerie – Paris et a reçu une allocation de recherche du CNAP (centre national des arts plastiques) en 2012 pour le projet Mineral Accretion Furniture. Il fait partie de la collection du FNAC (fond national d’art contemporain) 2011.
Le propos de l’enseignement en design est d’éprouver comment l’objet intervient, modifie et joue avec le contexte dans et pour lequel il a été conçu, au travers de sa matérialité propre et des usages qu’il génère.
Il a participé au projet POST – avec l’association LAB et la Galerie MICA – Rennes 2011 et travaille en collaboration avec des graphistes, artistes et designers au sein de multiples collectifs tels que la B.I.L. (brigade d’intervention lente) du LaBau (laboratoire Urbain) qui est intervenue notamment dans le cadre du festival Rayons Frais à Tours en 2004 et en 2005 ; Metaphorm’, un collectif de designers, présent aux biennales de Design de Saint-Étienne 2002, 2004 et 2006 ; auteur de Gestes, 2006 ; Les chevreaux suprématistes, collectif de designers et de plasticiens, qui ont notamment conçu la signalétique et les parcours du Domaine de la Ferté-Vidame (28) inaugurés en 2007 et l’installation La forêt pour le pavillon de la France à l’exposition internationale de Saragosse 2008.
Il a travaillé, au titre de designer-scénographe avec Jean-Marc Ballée (graphiste) pour les expositions Jean-Marc Ballée est aux silos à Chaumont, La forêt va bientôt fermer à Nogent ainsi que pour l’installation Drive-in pour le Festival international de l’affiche de Chaumont 2006. Il a participé au projet de recherche L’innovation familiale pour le PUCA (Plan Urbanisme Construction Architecture / ministère du Logement) présenté à la Biennale internationale de design de Saint-Étienne 2006.
Née en 1973 à Sherbrooke (Québec, Canada).
Julie C. Fortier est titulaire d’une maîtrise de l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal et vit à Rennes depuis 2001.
Son travail a fait l’objet d’expositions personnelles notamment à La base d’appui d’Entre-Deux à Nantes, à La Criée, Centre d’art contemporain de Rennes, à la VF galerie à Marseille, au Centre Clark à Montréal, à la galerie Art & Essai à Rennes et à la galerie La Box à Bourges.
Julie C. Fortier mène depuis plusieurs années une réflexion sur le passage du temps, sur la présence du vide et sur la mise en évidence de l’effacement. Les expériences et les recherches qu’elle entreprend avec la réalité, soulèvent la question de la déperdition (perte de temps, perte d’énergie, improductivité, boucle, effacement etc.) et des espaces lacunaires (écran blanc, espace vide, trou de mémoire).
Son travail privilégie des formes simples en performance, vidéo, photo et installation. Depuis peu, elle a ajouté à son répertoire un travail avec les odeurs et la nourriture. Leur puissance mnésique et affective convoque de nouvelles questions sur cette mise en présence d’une absence, sur la mémoire, la projection d’une représentation et la transmission.
Plusieurs motifs sont récurrents dans son travail. Le premier : la route pour le déplacement qui procure un état d’attention flottante lui permettant de déceler et de capter des détails insolites dans la réalité. Le second : la maison qu’elle considère comme un objet frontière entre réalité et fiction, entre décor et espace quotidien entre moment présent et souvenirs. Le dernier : l’écran qui devient le lieu même de la mémoire, espace de projection, réceptacle.
Depuis 1999, son travail a été présenté dans de nombreux festivals, événements et expositions collectives tels que Chrématistique au CNEAI à Chatou (FR), Art by Telephone au Emily Harvey Foundation à New York (US), Heureux comme Sisyphe au centre d’art de La Garenne Lemot à Clisson (FR), Interfaces au Quartier à Quimper, Experimenta Playground au Arts Centre de Melbourne, Face LIFT à la Kitchener-Waterloo Art Gallery à Kitchener au Canada, MAK Nite au Musée d’arts appliqués et d’art contemporain de Vienne, Future_Feed_Forward à la Forest City Gallery de London au Canada, Single Channel à la galerie Blaffer à Houston et Trames horizontales / défilement vertical au Musée du Québec à Québec.
Vit et travaille à Paris.
Diplômé de l’École supérieure des beaux-arts d’Angers en 1997, Gildas Guihaire est artiste, graphiste indépendant, designer et directeur artistique du projet MUE intégrale. Il enseigne à l’École supérieure d’art et de design TALM-Angers depuis 2007.
Formé aux techniques traditionnelles, il aborde depuis ses débuts les différents médias et supports, leurs interactions potentielles et pose la question de leurs limites ou de l‘influence de leurs spécificités techniques ou formelles sur le message qu’ils délivrent.
Sa pratique s’oriente rapidement autour des notions de séquençages narratifs et d’échantillonnages qu’ils soient sonores, visuels ou textuels. Il s’intéresse aux nouveaux processus de création et d’éditions numériques et aux nouvelles perspectives et transversalités qu’ils offrent aussi bien en termes de pratiques de créations que de diffusions.
Dès 1998 ses préoccupations l’amènent tout naturellement à se tourner vers Internet et il participe comme directeur artistique avec plusieurs agences pionnières à l’émergence de ce nouvel espace de création et de publication qui soulève des questions d’interface, d’ergonomie, d’hyperlien, de multimédia et de dispersion.
En 2003, il crée en parallèle le projet MUE intégrale et initie un travail sur le vêtement entre art et mode et génère autour du pli des formes géométriques et sculpturales mêlant les notions de coupes orientales à celles d’enveloppes orientales.
À Paris, où il travaille entre autres pour le Printemps des Poètes, Wolkswagen et Audi, il s’implique alors dans une pratique multimédia et prend part à l’émergence d’Internet et des nouvelles technologies comme directeur artistique au sein d’Imaginet, agence pionnière en France à l‘époque. Il explore alors les possibilités de ce nouveau média, s’intéresse aux principes de navigation et interactivité comme une nouvelle manière d’agencer l’information et d’articuler un contenu arborescent.
Il rejoint ensuite le groupe Young & Rubicam où il travaille notamment pour Ford, IBM et Eurostar et y participe à l’élaboration de concepts et à la réalisation de projets mettant en œuvre des dispositifs de communication globale qui abordent les différents supports de façon plus transverse et interactive. Le projet Talentbrut par exemple, dispositif de mécénat mis en place pour Coca-cola, consistait à permettre à de jeunes artistes méconnus de mettre en ligne leurs travaux afin de se faire connaître. Cette galerie virtuelle était également relayée auprès du public et des professionnels par un magazine, des CD et lors de soirées où les artistes exposaient ou se produisaient en direct. Régulièrement des artistes invités (Jan Kounen, Matali Crasset, Xuly, Bët, Marco Prince, etc.) venaient faire une sélection parmi les œuvres qu’ils parrainaient.
Considérant le design graphique comme une démarche de réflexion et d’application globale et ouverte, lieu systémique de rencontre où signes, texte, images et espaces s’articulent, il poursuit aujourd’hui un travail et une recherche résolument ouverts et décloisonnés. Le large panel de commanditaires nationaux et internationaux avec lesquels il a collaboré allant des domaines culturels et institutionnels, à l’industrie, de l’éducation aux ONG, de la presse à l’édition, de l’architecture au textile, lui a permis de mener une grande diversité de projets, du plan, à l’image-mouvement, ou à la tri-dimension.