Le Mans
Le courant des choses (OS.071)
Rodolphe Alexis, professeur à TALM-Le Mans édite son disque vinyle 25" chez Optical Sound réunissant une série de pièces sonores créées à partir de son exposition personnelle Le Courant des choses qui s'est tenue au Sémaphore de La pointe du Grouin du 1er juillet au 31 août 2018.
Cinéma et neurosciences : du Cinéma Emotif à Emotive VR
Marie-Laure Cazin, professeure à TALM-Le Mans, soutiendra sa thèse de doctorat le 17 janvier 2020 à l'Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis.
Cinéma et neurosciences : du Cinéma Emotif à Emotive VR
Thèse de l'université Aix-Marseille, ED 354, en Arts et sciences de l'art, mention théorie et pratique de la création artistique,
Centre Norbert Elias - EHESS UMR 8562
Sous la direction de
Jean-Paul FOURMENTRAUX, Professeur des universités (Aix-Marseille Université et EHESS).
En co-direction avec : Jean-Marie DALLET, artiste et Maître de conférences HDR (Paris 8).
Membres du Jury
Raymond BELLOUR, Invité d’honneur, Directeur de recherche émérite du CNRS, Paris.
Jean-Marie DALLET, artiste et Maître de conférences HDR, Université Paris 8, co-directeur.
Thierry DUFRÊNE, Professeur des universités en histoire de l’art, Université de Nanterre, rapporteur.
Jean-Paul FOURMENTRAUX, Professeur des universités, Aix-Marseille Université et EHESS. Directeur.
Judith GUEZ, artiste et docteure en Esthétique, sciences et technologies des arts, Directrice du festival Recto Verso, Laval.
Antonio SOMAINI, Professeur des universités en cinéma, Paris 3, Université Sorbonne Nouvelle, rapporteur.
Pia TIKKA, cinéaste et chercheuse au Enactive Virtuality Lab, université de Talinn, Estonie.
Résumé
Cinéma et neurosciences : du Cinéma Émotif à Emotive VR
La thèse porte sur les enjeux théoriques et pratiques du croisement entre dispositif cinématographique et neurosciences. Le point d'étude initial est le cas du Cinéma émotif, réalisé par l'auteur en 2014, qui est un prototype de cinéma neuro-interactif dans lequel les émotions influencent le scénario du film (première partie). Cet exemple nous invite à une réflexion théorique sur les émotions et la perception (parties deux et trois), en convoquant de façon trans-disciplinaire des notions philosophiques et scientifiques. À chaque fois l'enquête a pour enjeu de mieux comprendre ce qu'est l'expérience psycho-physiologique du spectateur de cinéma, s'intéressant aussi à des approches thérapeutiques qui explore la dimension psycho-somatique, comme le mesmérisme, l'hypnose et la psychanalyse. La quatrième partie se projette dans les possibles du cinéma à venir. Alors que le numérique multiplie les possibilités techniques, les nouveaux outils de mesure physiologiques donnent des indications sur l'expérience intérieure du spectateur, qui peuvent devenir des données d'interaction implicites avec le film. Les questions d'immersion et d'interaction, réactivés par la réalité virtuelle sont abordées à la lumière des parties précédentes, en s'appuyant sur une conception phénoménologique de la perception. La thèse se termine sur la présentation du dispositif neuro-interactif en réalité virtuelle et 360°, Emotive VR, avec son film pilote sur Freud, réalisé par l'auteur et constituant la partie pratique de la thèse.
Game of phaune
Rodolphe Alexis, professeur à TALM-Le Mans, contribue à l'épisode 4 de Game of phaune : Cigales & hommes vrais.
"Pour ce nouvel épisode, Rodolphe Alexis nous fait traverser une image sonore vibrante. Avec lui, nous remontons tous les temps pour sentir s’ouvrir un monde perpétuellement nouveau. Avec une attention profonde, Rodolphe dessine pour nous une trajectoire d’écoute qui suit les danses fragiles et farouches du vivant.
Dans les airs ou sur la branche, dans la pénombre ou au point du jour, tout est là, entre vos deux oreilles." Phaune radio
Le fleuve sera jour et nuit
Le programme Le fleuve sera jour et nuit, de Perspective Films, composé des deux films :
- Barthes* de Vincent Gérard, professeur à TALM-Le Mans, Cédric Laty, Bernard Marcadé et Camille Zéhenne ;
- Woods & Waters de Antoine Parouty ;
sort en salle le mercredi 15 janvier.
Ivre fantaisie cinématographique, Barthes* est une descente du fleuve Adour en film, sous les auspices sonores de textes parcimonieusement choisis dans Mythologies de Roland Barthes.
L'avant première aura lieu au cinéma l'Entrepôt à Paris, le mardi 14 janvier à 20 h.
Avant-première le mardi 14 janvier à 20 h
Cinéma L'Entrepôt
7, rue Francis de Pressensé
75014 Paris
Femmes artistes de l'ombre à la lumière ?
Rencontres Femmes d'Histoire
Les élèves de l'Atelier de Recherche et Création Écrits d'artistes de Rachel Rajalu et Claude Lothier participent aux Rencontres Femmes d'Histoire 2020, qui se tiendront au Palais des Congrès et de la Culture, le samedi 25 janvier 2020.
" Pourquoi n'y a t'il pas eu de grandes femmes artistes ? s'est interrogée Linda Nochlin, féministe et historienne de l'art américaine en 1973. Depuis la Renaissance le système patriarcal du monde de l'art, ses institutions et ses instances, ont empêché les femmes de concourir à égalité avec leurs homologues masculins. le regard imposé a toujours été celui de l'homme.
Le XVIIIe siècle voit se développer un mouvement de féminisation des arts avant et après la révolution française avent de connaître un arrêt au milieu du XIXe vers 1850.
"Aux grands hommes les grands genres, la grande technique, les grands sujets et aux femmes les petites dimensions, les petits sujets" l'art féminin étant considéré comme mineur et non créatif. Mais peut-on penser l'art comme déterminé par le genre, est-il "art féminin" ou un art de femmes ? Alors que l'art se veut universel, un tel questionnement a-t-il encore un sens aujourd'hui ? Nous évoquerons des artistes pour certaines restées inconnues jusqu'alors et des femmes actuelles, peintre, graphiste, photographe, chorégraphe, tenteront d'y répondre. " Nassira El Moaddem, journaliste.
Le programme détaillé
10 h 00 - inauguration des rencontres
Ouverture officielle des Rencontres par Evelyne Delaistre, présidente de l’association Femmes d’Histoire, Stéphane Le Foll, Maire du Mans, Ancien Ministre, Jacqueline Pédoya, adjointe au maire, chargée du patrimoine, du tourisme et du rayonnement de la Ville et Rachid El Guerjouma, Président de Le Mans Université.
10 h 30 - conférences
- Martine Lacas : docteure en histoire et théorie de l’art, diplômée de l’École des hautes études en sciences sociales Martine Lacas interroge à travers l’écriture les questions de la représentation picturale, de l’art et de la création. Auteure de Femmes peintres du XVe à l'aube du XIXe. Commissaire de l'exposition qui aura lieu fin 2020 sur les artistes femmes du début du XIXe siècle au Musée du Luxembourg.
- Matylda Taszycka : responsable de programmes scientifiques à l'association AWARE : Archives of Women Artists, Research and Exhibitions. Chargée de travaux dirigés de 2013 à 2015 à l’École du Louvre, elle a également été assistante artistique à la Monnaie de Paris, puis responsable des arts visuels à l’Institut Polonais de Paris. Matylda Taszycka travaille aussi comme commissaire d’exposition et critique d’art indépendante.
- Aymar Du Chatenet : journaliste, éditeur, il publie Nadia Léger, l'histoire extraordinaire d'une femme de l'ombre. Commissaire de l'exposition Les lumières de Nadia au Musée de l'Annonciade à Saint-Tropez qui aura lieu du 15 juillet au 14 novembre 2020.
11 h 30 - débat avec le public
12 h 00 - pause et dédicaces
14 h 30 - table ronde
- Lectures performances de textes d'artistes femmes au cours de l'après-midi. Par des élèves de l'École supérieure d'art et de design TALM-Le Mans : Apolline Le Moal, Juliette Lochet, Victoria Kawohl, Anna Raballand, Alexandra Martinez, Louna Bricoteau, Shirley Thomas, Thomas Rayon, Elina Stoflique, Jean-Louis Heng, Simon Juquois, Louis Farcy, Elisabteh Jayot. Coordination Claude Lothier (professeur de perspective) et Rachel Rajalu (professeure de philosophie et théorie des arts).
- Sana Yazigi : l'art au service de la liberté en temps de révolution et de guerre. Graphiste syrienne, elle a lancé en 2013 le site internet Mémoire Créative de la révolution syrienne qui répertorie les œuvres créatives, populaires et artistiques des syriennes.syriens connu.e.s et anonymes depuis le soulèvement populaire en 2011. Il est à la fois mémoire et actualité, archives et instantanés.
- Scarlett Coten : photographe française. Après des études à l'École Nationale Supérieure de la Photographie d'Arles, elle explore principalement les thèmes de l'identité du genre et de l'intimité.
Son travail a été largement exposé et récompensé notamment par le Prix Leica Oskar Barnack en 2016. En 2019, Plan américain a été finaliste des Sony World Photography Awards (catérogrie portrait), du PHmuseum Photography Grant, du Grand Prix images Singulières, de la photographie documentaire et de la Bourse du Musée Albert-Khan.
-
Cécile Proust : chorégraphe, danseuse, comédienne, autrice, commissaire d'expositions, mène le projet interdisciplinaire Femmeuses. Elle est titulaire du Master Expérimental en Arts Politiques à Sciences Po Paris. Ses œuvres croisent de multiples champs théoriques, tissent des liens avec les arts plastiques et interrogent la fabrique des corps, des danses, des genres, des images et des regards.
17 h 00 - 17 h 30 - débat avec le public
17 h 30 - 17 h 45 - pause et dédicaces
17 h 45 - projection de Big Eyes, de Time Burton
Rencontres Femmes d'Histoire
Palais des Congrès et de la Culture
Samedi 25 janvier
Entrée libre
Rue d'Arcole
72000 Le Mans
ANNULATION - Jeu d'images et château de cartes : quand la photo s'expose
Suite aux directives gouvernementales relatives aux rassemblements de plus de 100 personnes et aux fermetures des écoles, nous sommes au regret de devoir annuler l'exposition Jeu d'images et château de cartes : quand la photo s'expose, ainsi que son vernissage prévu le mardi 17 mars à 18 h.
Plus qu’une image, la photographie est tout autant une impression, un support, une projection, un écran, un objet dans l’espace, un corps-à-corps discret ou frontal avec le regardeur. Dans Jeu d'images et château de cartes : quand la photo s'expose des élèves de l’École supérieure d’art et de design du Mans explorent ce surplus de présence qui inquiète l’image.
Cette exposition est coordonnée par Laura Brunellière, Kate Blacker et Juan Camelo et réunit les élèves de l'Atelier de Recherche et de Création La photo exposée.
Avec la participation de : Julien Bettoli, Titouan Buys, Karl Dague, Linnéa Ekelöf, Corentin Gaborit, Elena Galeeva, Antonin Gourichon, Simon Juquois, Jean-Baptiste Lacaille, Colombe Le Reste-Juliard, diplômée de TALM-Le Mans, Anaïs Méhéni, diplômée de TALM-Le Mans, Dante Pannetier, Thomas Rayon, Elina Stoflique, Shirley Thomas et Roxane Verquin.
Jeu d'images et château de cartes : quand la photo s'expose est visible du mercredi 18 au mercredi 25 mars 2020, de 10 h à 19 h. L'exposition est accessible le samedi et dimanche de 14 h à 19 h. L'entrée est libre et gratuite.
Exposition visible du 18 au 25 mars 2020
De 10 h à 19 h
Vernissage le mardi 17 mars à 18 h
Ouverture le samedi et dimanche de 14 h à 19 h
À l'École supérieure d'art et de design TALM-Le Mans
28, avenue Rostov-sur-le-Don
72000 Le Mans
Anthropocène, usage et mésusage du monde - séance 5
Séminaire ouvert à tou.te.s
Dans le cadre de la mention Design et territoire(s), Miguel Mazeri et Rachel Rajalu, professeur.e.s à TALM-Le Mans organisent le séminaire Anthropocène : usage et mésusage du monde. Ce rendez-vous se tient le dernier jeudi de chaque mois, tout au long de l'année universitaire. L'accès au séminaire est libre, dans la limite des places disponibles.
Le cinquième rendez-vous aura lieu le jeudi 23 janvier de 18 h à 20 h, à l'auditorium du Carré Plantagenêt, en présence de Arnaud Orain, enseignant-chercheur en histoire et économie à l'Université Paris 8
" 'À bout de souffle' : comment éviter que l’économie du XXIe siècle ne conduise à une tragédie ? ", par Miguel Mazeri
" Le modèle capitaliste très largement répandu à travers la planète semble avoir atteint un point de rupture lié à la pression énorme exercée sur les populations humaines, sur les ressources planétaires, mais plus encore, sur l’ensemble de la chaîne du vivant. Retenter massivement des formes de coopération bottom-up devient urgent. " Miguel Mazeri.
" Accès aux ressources et transformation de l’économie-monde : le mercantilisme du XXIe siècle ", par Arnaud Orain
"Cette intervention prend le contre-pied d’une analyse trop rapide de l’évolution du capitalisme contemporain, qui croit voir partout le triomphe du « néo-libéralisme ». Depuis une quinzaine d’année en effet, les principes fondateurs du « néo-libéralisme », à savoir la concurrence généralisée des firmes et des individus et le recul de l’intervention de l’Etat dans l’économie, sont de plus en plus remis en question par des puissances autoritaires comme la Russie et la Chine, mais également par des démocraties comme les Etats-Unis d’Amérique. La crise écologique majeure que nous traversons et la volonté d’accéder aux dernières ressources naturelles viables conduisent les superpuissances à s’affranchir de tous les principes du libéralisme économique (concurrence généralisée et recul de la sphère publique), pour renouer avec les pratiques d’une autre forme du capitalisme, celle du « mercantilisme » des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Cette intervention reviendra sur cette forme antérieure, celle des Etats forts – prédateurs et colonisateurs – celle des compagnies à monopoles (anticoncurrentielles) et de leurs principes, pour tenter de mieux comprendre ce qui se joue aujourd’hui à l’échelle du globe : la mise en place d’un capitalisme oligarchique et monopolistique, appuyé sur un retour d’États forts, militarisés et centralisés" Arnaud Orain
Arnaud Orain
Arnaud Orain est professeur de sciences économiques à l’Institut d’Études Européennes de l’Université Paris 8. En 2015-2016 il a été Davis Fellow du département d’Histoire de l’Université de Princeton et plus récemment (février 2019) professeur invité au département de Science politique de l’université Rikkyo au Japon.
Ses travaux portent sur l’histoire intellectuelle et culturelle de l’économie politique des XVIIe et XVIIIe siècles. Ces dernières années, il a plus particulièrement travaillé sur l’anti-physiocratie, les liens entre religion et économie, et sur le monde colonial dans l’Océan Indien et dans la sphère Atlantique.
Il a récemment co-dirigé aux Presses Universitaires de Rennes, Les voies de la richesse ? La Physiocratie en question (1760-1850) et a publié en 2018 chez Fayard La politique du merveilleux. Une autre histoire du Système de Law (1695-1795), qui est relecture culturelle, littéraire, globale, et sur longue période de la fameuse expérience financière et monétaire de l’écossais John Law dans la France du début du XVIIIe siècle.
Jeudi 23 janvier 2020
De 18 h à 20 h
Auditorium du Carré Plantagenêt
2, rue Claude Blondeau
72100 Le Mans
Anthropocène, usage et mésusage du monde - séance 4
Séminaire ouvert à tou.te.s
Dans le cadre de la mention Design et territoire(s), Miguel Mazeri et Rachel Rajalu, professeur.e.s à TALM-Le Mans organisent le séminaire Anthropocène : usage et mésusage du monde. Ce rendez-vous se tient le dernier jeudi de chaque mois, tout au long de l'année universitaire. L'accès au séminaire est libre, dans la limite des places disponibles.
Le quatrième rendez-vous aura lieu le jeudi 19 décembre de 18 h à 20 h, à l'auditorium du Carré Plantagenêt, en présence de l'artiste invité Simon Gauchet
" L’éthique du care face à l’ampleur de la crise environnementale ", par Rachel Rajalu
" À partir d’une réflexion sur la précarité, la fragilité et la vulnérabilité de nos formes de vie, en particulier dans des situations extrêmes, nous envisagerons, dans les pas de Sandra Laugier, comment les questions environnementales peuvent s’articuler ou non à une éthique du care. Celle-ci, définie comme une exigence d’attention à l’ordinaire, au quotidien, au proche, au détail de nos vies, est-elle en mesure de prendre en charge les immenses défis que lancent les dérèglements de notre temps aux formes de vie humaines, animales et végétales ? Peut-elle encore exercer son pouvoir de maintien et de réparation du monde ? " Rachel Rajalu.
" Créer pour un territoire, modifier l’avenir
À propos de la création artistique contextuelle dans un territoire rural ", par Simon Gauchet
"En 2019, La Paperie (Centre National des Arts de la Rue à Angers) et la communauté de communes de Baugeois-Vallée ont convié un groupe d’artistes et d’architectes pour travailler sur le Plan Climat-Air-Énergie Territorial de cette collectivité. Ainsi le projet « 2069, LA CROISÉE DES CHEMINS » est-il né d’une résidence de janvier à juin 2019 dans 5 écoles de ce territoire rural. À partir de cet exemple, nous tenterons de réfléchir à la place de l’art et des artistes à l’époque de l’anthropocène et des bouleversements climatiques actuels et futurs. Il s’agira de questionner l’échelle d’un projet artistique dans ce contexte et notamment l’émergence récente des « projets de territoire » dans le champ de la création artistique." Simon Gauchet
Simon Gauchet
Simon Gauchet travaille comme acteur, metteur en scène, scénographe et plasticien. Il est formé à l’École du TNB de 2009 à 2012 (promotion 7). Il est le co-créateur du Jeune Théâtre-Laboratoire Européen, un espace de recherche et création artistique européen, et de l’École Parallèle Imaginaire (ÉPI), une structure de création mêlant transmission, expérimentation et production d’oeuvres. Il a également fondé le Mouvement M, un mouvement artistique européen.
En tant que metteur en scène et scénographe, il signe depuis 2004 une dizaine de travaux et de performances dans toute l’Europe. Au TNB, lors du festival Mettre en scène 2014, il a créé L’Expérience du feu, une performance théâtrale et plastique autour de la figure de Jeanne d’Arc et de l’image comme processus de fascination. En 2015, il signe également une étude chorégraphique pour 3 danseurs mêlant danse et archéologie, Pergamon Altar, créée au Musée des Beaux-Arts de Rennes et au Théâtre de la Ville de Paris (festival Danse Élargie). En 2016, il crée la performance participative Le Musée recopié où il convie 150 personnes à recopier le Musée des Beaux-Arts de Rennes. La performance est réactivée dans tous les musées d’art de Bretagne en 2017. Il pilote également le projet du Radeau Utopique, une expédition en radeau à la recherche de l’île d’Utopie. En 2016, il crée Le Projet Apocalyptique d’après Saint-Jean et Günther Anders au TNB et au CDN de Lorient à l’occasion du festival Mettre en Scène. Il est lauréat 2018 de la Villa Kujoyama pour y mener le projet L’Expérience de l’arbre, créé en France en 2019 au Théâtre de La Paillette lors du Festival TNB et à la Maison de la Culture du Japon.
Avec l’ÉPI, il dirige depuis mai 2018 le Théâtre-Paysage de Bécherel.
Il est également en compagnonnage aux Champs Libres à Rennes pendant la saison 2019-2020 autour de l’invention d’une Université Flottante et de la création de l’Atlas des sociétés futures.
Il sera artiste associé au CDN de Lorient de 2020 à 2022.
En tant qu’acteur, il a travaillé avec Éric Lacascade, Stanislas Nordey, Éric Didry, Yves-Noël Genod, François Tanguy, Thomas Jolly, Benjamin Lazar et Bernard Sobel.
Il est également l’auteur de plusieurs textes et publications : Le Manifeste de l’Acteur Alchimique publié en Estonie et en France, La revue L’École en Papier, le livre-manifeste Le Mouvement M (ouvrage collectif), Le Radeau Utopique, Récit d’une expédition à la recherche de l’île d’Utopie, et Le Naufrage Utopique.
Jeudi 19 décembre 2019
De 18 h à 20 h
Auditorium du Carré Plantagenêt
2, rue Claude Blondeau
72100 Le Mans
Un travail de fourmis
Rodolphe Alexis, professeur de TALM-Le Mans a réalisé le documentaire Un travail de fourmis.
"Retourner les vieux troncs morts, voilà le travail du biologiste » nous dit Nicolas, en train d'extraire un nid d’Odontomachus. Des fourmis dont les mâchoires se referment 2 000 fois plus vite qu'un battement de cils. Nicolas Châline est enseignant-chercheur au laboratoire d’Éthologie, écologie et évolution des insectes sociaux, du département de Psychologie expérimentale de l’Université de São Paulo au Brésil (« USP » ou « Ousspi « pour les intimes). En bref, il étudie les fourmis et ça tombe bien, il y a en a plein sur le gigantesque campus de la fac.
Rodolphe Alexis est allé lui rendre une petite visite sur le terrain. Après le repérage des insectes, voici pour la première fois au micro, des enregistrements de leur langage. Entre cliquetis de mandibules et stridulations de gastres hypertrophiés."