Tours
Apparemment, le Sphinx de Gizeh...
Antoine Parlebas, professeur d’histoire de l’art à l’université de Tours, spécialiste de l’Égypte ancienne et professeur à TALM-Tours dans les cursus art et conservation-restauration des biens culturels spécialité oeuvres sculptées.
Emblématique, le Sphinx de Gizeh illustre une conception pharaonique des formes multiples et composites. Il est symbole de richesse et de diversité dans sa mise en forme comme dans l’histoire de ses réceptions successives. Pour les anciens égyptiens, l’image est réalité, une réalité explicite mais bien plus complexe lorsqu’elle touche au domaine du divin. Antoine Parlebas vous fera découvrir la complexité de cet être hybride qu’est le Sphinx.
Le dimanche 27 octobre 2019 à 15 heures.
Plein tarif : 4€ / tarif réduit : 2,50€ / Forfait famille : 11€
L'outil familier, Léa Martin-Habif
Notre corps est un abri, une habitation et il se transforme, parfois se métamorphose au cours de sa vie. C’est donc à cette coquille que Léa Martin-Habif souhaite en quelque sorte rendre hommage, élever au statut de sculpture en en extrayant certaines caractéristiques.
L'artiste travaille le plus souvent avec des éléments qui constituent des formes abstraites simples, géométriques, évoquant le bâtiment, l’architecture, l’abri comme des arcs, des briques, des colonnes.
Dans ces formes anguleuses, froides, abstraites, le corps est toujours rappelé par différents indices comme le choix de la couleur, d’un matériau spécifique ou d’une installation dans l’espace.
La plasticienne invite ainsi le spectateur à s’y confronter, à s’identifier, se mesurer, se comparer et ainsi à davantage prendre conscience de sa physicalité. Son travail s’inscrit dans une démarche d’économie du travail et d’écologie par le choix des matériaux, pauvres, peu chers souvent recyclés et même parfois issus de ses anciens travaux, donnant ainsi plusieurs vies à la matière et à son propre travail.
L'Annexe, centre d'art des Rives
36 bis, rue de Rochepinard
37750 Saint-Avertin
Exposition du vendredi 5 octobre au dimanche 3 novembre
De 15 h 00 à 18 h 30.
Vernissage le jeudi 3 octobre à 18 h 30.
Le serpent noir, Cécile Hartmann
" Le Serpent Noir a été tourné en mai 2019 sur la route du pipeline géant Keystone XL à travers les anciens territoires Sioux des Grandes Plaines. La caméra remonte le flux souterrain du pipeline et les courants des multiples rivières, Missouri, Médecine, Athbasca, qui nourrissent la terre et ses habitants, jusqu’aux immenses exploitations de sables bitumeux au cœur de la forêt boréale. À la frontalité majestueuse des paysages, succèdent des vues cellulaires de la terre ouverte et contaminée par les extractions. Dans les couches invisibles du sol résonnent des voix qui semblent dialoguer : spectres, nappes d’eau, fossiles animaux, machines. Ce qui a été profané se réveille...
Inspiré par la prophétie du Serpent Noir révélée par les peuples Sioux Lakotas dans les années 1930, le film actualise cette vision prophétique des premiers habitants de l’Amérique dans les enjeux écologiques actuels: viendra un serpent noir qui envoûtera les hommes et dévorera la terre. Par un décentrement radical du point de vue anthropocentrique, le film donnera la parole aux formes de vie non humaines : objets, rivières, végétaux, minéraux. "
Cécile Hartmann, professeure à TALM-Tours, présente au centre d'expositions Le Commun, à Genève, son oeuvre Le serpent noir dans le cadre du programme d'ateliers et de performances 1000 écologies organisée par Anna Barseghian :
" Dans un élargissement spectaculaire du champ d’action de l’écologie, il existe désormais des écologies de l’esprit, de l’information, des sensations, de la perception, du pouvoir, de la participation, du social, du politique... 1000 écologies. Cette prolifération n’est pas simplement une extension métaphorique de l’écologie naturelle, elle reflète surtout l’imbrication profonde d’éléments naturels et technologiques dans les environnements que nous habitons.
La principale approche des 1000 écologies passe par le motif de l’échafaudage. Un échafaudage est une construction temporaire constituée de ponts, de passerelles ou de plates-formes. Il permet l’accès d’un bâtiment à édifier ou à réparer. L’événement sera comme un échafaudage qui s’érigera depuis l’espace du Commun et tissera des
trames unissant les champs culturels et ceux qui traitent avec les phénomènes naturels.
Dans ces récits, questionnements et pratiques autour des multiples écologies, l’échafaudage permettra de bâtir des passages vers les espaces du possible. Quand la construction est terminée, on peut retirer les échafaudages et retrouver notre liberté de mouvement.
Quelles sont ces écologies pratiques et politiques, ces relations multiples pour ouvrir le réel à des devenirs possibles ? ".
Le 23 septembre 2019 à 18 heures, conférence performée.
Exposition visible à Genève jusqu'au 10 octobre 2019.
CÔTÉ JARDIN, Cyril Zarcone
" Dans le meilleur des mondes, des nains de jardin jouxteraient des Vénus-fontaines et des Bouddhas-rieurs, Botticelli et Da Vinci seraient les meilleurs amis de Warhol et de Jeff Koons, Jardiland serait un concept artistique au même titre qu’IKEA est devenu le chantre du design démocratique, le display flirterait avec le baroquisme et la marchandise avec le rococo. Le kitsch ne serait plus l’apanage du petit bourgeois issu de la modernité industrielle ni celui du consommateur vulgaire de nos sociétés contemporaines, mais recouvrerait son potentiel transformateur en s’érigeant, à nouveau, tel un élément majeur de la « grammaire » des constructeurs de l’Antiquité à la Renaissance, des pharaons égyptiens à la pop culture globalisée. La deuxième exposition personnelle de Cyril Zarcone à la Galerie Eric Mouchet est une fable syncrétique qui nous balade sur la scène d’un crime qui n’a sans doute jamais eu lieu. Côté jardin ordonne les coulisses d’une pièce de théâtre surréaliste, où les personnages sont des simulacres appauvris de stucs et de plâtres, des décors de jardin prenant corps dans un écrin de White Cube. L’affaire s’avère plus délicate encore lorsque l’on sait que le forfait se déroule dans l’antre de l’apôtre du Corbu... "
Marion Zilio, Kitsch Garden Criticism
Critique d’art et commissaire d’exposition indépendante
Exposition du 12 octobre au 23 novembre 2019 à la galerie Eric Mouchet - 45 rue Jacob 75006 Paris.
Vernissage le samedi 12 octobre 2019 de 16 h à 21 h.
> Nocturne des Galeries - fiac! 2019
Rencontre avec l'artiste Cyril Zarcone, le jeudi 17 octobre 2019 de 18 heures à 22 heures.
> Hors les murs : Cyril Zarcone participe à la conférence La formation de l'artiste de demain le 14 novembre 2019 à 18 heures à l'École des Beaux-Arts de Paris.
Il est plus beau d'éclairer que de briller seulement, Gwendoline Perrigueux, Anne Rochette et Cyril Zarcone
Exposition collective
Exposition collective sous le commissariat de Sophie Montjaret, en partenariat avec l'École des Beaux-Arts de Paris.
"Peut-on enseigner l’originalité, l’imaginaire, la poésie ? Comment s’opère la transmission, particulièrement dans le champ artistique, qui est l’expression même d’une singularité ? L’enseignement ne serait-il que l’apprentissage d’une technique ? Quel est le rôle du maître dans cette quête si personnelle ? (...) Anne Rochette, professeure à l’École nationale supérieure des Beaux- Arts de Paris expose aux côtés de Gwendoline Perrigueux et Cyril Zarcone, deux de ses anciens élèves devenus artistes de la scène contemporaine et représentés aujourd’hui par la galerie Eric Mouchet. L’exposition propose, à travers une sélection d’œuvres créées pour l’occasion, un dialogue inédit entre l’enseignante et les deux jeunes artistes."
Collège des Bernardins,
du 9 octobre au 14 décembre 2019.
Vernissage public le 8 octobre 2019 de 18 heures à 21 heures.
Jardinons les possibles, Cyril Zarcone
Exposition collective
Exposition collective sous le commissariat de Isabelle de Maison Rouge et Ingrid Pux, sur une proposition de cinq artistes de l’association Diamètre 15.
du 5 au 20 octobre 2019.
Les Grandes Serres de Pantin, 1, rue du Cheval Blanc 93500 Pantin.
Nuit blanche 2019, le 5 octobre 2019.
L'hiver n'aura pas lieu cette année, Vincent Voillat
Exposition visble du 7 septembre au 5 octobre 2019
Vincent Voillat, professeur à TALM-Tours expose son travail à la Galerie Éric Mouchet à Paris, L'hiver n'aura pas lieu cette année.
"Le titre poétique de l’exposition de Vincent Voillat résonne comme un souhait : que l’été ne se termine jamais. Ce pourrait être le titre d’un rapport technique annonçant – de façon très personnelle – une disparition imminente, ou encore l’annonce de la fin de notre destin commun, menacé par un drame écologique. Un titre aussi insaisissable que l’est la roche, dont l’inscription temporelle transcende l’existence humaine. Car le minéral nous rappelle un monde où la présence humaine n’existait pas, et évoque un temps futur où la terre en sera à nouveau débarrassée. (...)"
Heinz-Norbert Jocks
Galerie Éric Mouchet, 45, rue Jacob, 75006 Paris
Horaires
Du mardi au samedi de 11 h 00 à 13 h 00 et de 14 h 00 à 19 h 00
Actualités de Vincent Voillat à la Galerie Eric Mouchet et hors les murs :
> Jerk Off - festival pluridisciplinaire indiscipliné
Visite guidée et lecture en présence de l'artiste, Galerie Eric Mouchet, jeudi 12 septembre 2019 de 19 h 00 à 21 h 00.
> Un dimanche à la galerie
Rencontre avec l'artiste
Galerie Eric Mouchet, dimanche 15 septembre 2019 de 13 h 00 à 19 h 00
> L'Appel du large - Festival d'art contemporain et de performances
Une œuvre de l'artiste
Deauville, samedi 21 septembre 2019 toute la journée
ENTRE, Peter Downsbrough
Une exposition monographique de Peter Downsbrough
ENTRE
David Kidman, artiste et professeur, a invité Peter Downsbrough à intervenir avec les étudiants en art de TALM. Dans la galerie MAME, lieu de l’exposition, autrefois décorée par des peintures murales, aujourd’hui cachées derrière des couches de blanc, seuls des aperçus restent visibles par des « fenêtres » ouvertes dans les colonnes et les murs du bâtiment.
L’intervention de Peter Downsbrough ouvre et redessine l’espace par des fines colonnes, des marquages sur le sol et par des éléments textuels agencés sur les murs sous forme de mots de liaison, et le titre de l’ensemble : ENTRE. Cet agencement est complété par la projection de deux films sur des écrans collés aux vitres, conçus pour être visibles depuis le parvis, vers le sud et vers l’ouest, après la tombée de la nuit.
Les étudiants ont produit un film pour cette exposition, tourné en pellicule 16mm dans les villes de Tours et de Saint-Pierre des Corps. Ils ont travaillé avec l’artiste sur l’ensemble de la mise en place de l’exposition, depuis ses fondements conceptuels jusqu’à la logistique nécessaire pour installer ces oeuvres dans l’espace d’exposition.
Ils ont également travaillé avec Line Herbert-Arnaud, historienne de l’art et spécialiste de l’oeuvre de Peter Downsbrough. Un catalogue d’exposition sera proposé, avec des textes écrits par Line Herbert-Arnaud et David Kidman.
PETER DOWNSBROUGH
Né en 1941 à New Brunswick, États-unis, vit et travaille à Bruxelles.
Artiste américain actif depuis le milieu des années 1960, son travail propose quelques repères qu’il place dans les structures architecturales et les lieux publics. Il refuse le minimalisme, prônant ce qu’il appelle le maximalisme (sic). Sa façon rigoureuse de découper des espaces entraîne un processus visuel que l’on pourrait qualifier de trompe-l’oeil, mais qui va au delà, proposant une lisibilité transformée des espaces qui réorganise notre champ visuel.
Arpenteur géomètre des lieux qui lui sont confiés, il s’implique et intervient dans chaque lieu où il travaille en suggérant une nouvelle méthode de perception. Son travail met en question des formes architecturales et les éléments de langage qui y sont afférents ; notamment, par l’utilisation des colonnes et des interventions graphiques - littéralement, des textes qui prennent forme - coupées.
Peter Downsbrough, avec ses films, interrogent aussi l’infrastructure des lieux, qu’ils soient de production, d’administration ou de transport, ainsi que les images provoquées par ces lieux, menant une réflexion sur les lieux et les locaux où nous agissons. Ces images provoquées, à leur tour, soulèvent des questions de la place des formes modernes dans les constructions architecturales destinées à recevoir les organisations de contrôle sociétal.
Vernissage le jeudi 31 octobre 2019 à 18 heures, en présence de l'artiste Peter Downsbrough et Line Herbert-Arnaud.
Exposition visible jusqu'au dimanche 8 décembre
MAME - Hall49, boulevard Preuilly
37000 Tours
La p'tit édit N°4
Comme si on pouvait s'en aller
L'École supérieure d'art et de design TALM-Tours accueille Comme si on pouvait s'en aller, une performance scénique et radiophonique à partir de Plume d'Henri Michaux, par la compagnie Emile Saar, dans le cadre du festival des livres d’artiste uniques ou à tirages très limités La p’tit édit.
À Tours, d’un lieu à un autre, dédié aux arts plastiques, à l’exposition et (ou) aux livres, La p’tit édit propose la découverte de ces éditions singulières, objets d’art et œuvres du quotidien. Depuis quatre ans, le festival regroupe les artistes qui donnent vie aux livres : des peintres, des graveurs, des illustrateurs, des photographes, des relieurs, des graphistes, des gribouilleurs, des manuels, des sérigraphes, des bricoleurs, des poètes, etc.Cette année le festival étend sa programmation aux représentations du livre avec des fanzines, poèmes visuels, des œuvres graphiques incluant du texte ou questionnant notre rapport au livre, des maisons d’éditions, et autres objets inclassables.
La Compagnie Emile Saar a été créée à Marseille en 2003 par la metteuse en scène Marie Lelardoux. Un même processus de création se reproduit : un objet d’étude comme point de départ, la collecte d’éléments à partir de lectures, de laboratoires menés avec des artistes et des enfants, d’entretiens enregistrés. Puis en découlent, des mises en forme, en scène et en voix : chambre d’échos de ces collectes. Les voix et les sons
échappés de la parole font partie de leurs matériaux-source depuis longtemps.
À chaque projet de la compagnie, il s’agit de creuser toujours plus profond le sillon du théâtre, par diverses formes parvenir à la création d’instants théâtraux. Jusqu’à maintenant les sujets ont été : Cassandre, et les signes avant-coureurs d’une guerre / Les danseurs, ou le corps comme « texte » / Le «chez soi », la maison abri et mémoire / La voix en guise de portraits / Le « un » commun : en solo / « L’art vivant d’être enfant ».
Les spectacles de la compagnie cherchent à susciter des intuitions chez le spectateur ; à fabriquer, avec ses spectacles, des lieux de reconnaissance du commun.
Le dimanche 29 septembre à 11 h 30, 14 h 30 et 16 h 00.
À TALM Tours - 40 rue du docteur Chaumier 37000 Tours.
Festival La p'tit édit, les 28 et 29 septembre 2019.
estival La p'tit édit. Livres d’artiste uniques ou à tirages très limités
Les 28 et 29 septembre 2019.
Où se rendre :
le Prieuré Saint Cosme, la galerie Lyeuxcommuns et l’atelier de reliure Malica Lestang, fidèles hôtes du festival ; mais aussi, l’École supérieure d’art et de design TALM-Tours, la bibliothèque centrale de Tours, la médiathèque de Joué-les-Tours et la Chapelle Sainte-Anne.